• Pour une foi saine, vraie et équilibrée

    Comme pour beaucoup d'enseignements de la Bible, il y a une certaine confusion en ce qui concerne la foi, celle dont l'apôtre dit qu'elle est unique.

    "Il y a un seul corps et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés à une seule espérance par votre vocation ; il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, et parmi tous, et en tous." (Éphésiens 4:4-5)

    Jude, serviteur du Seigneur Jésus-Christ, écrit que cette foi est celle qui a été transmise aux saints une fois pour toute et pour laquelle il faut combattre (Jude 1:3).

    L'apôtre Paul l'appelle "la foi de l'évangile" (Philippiens 1 :27).

    A plusieurs reprises, les apôtres de Christ nous exhortent à combattre pour cette foi, afin qu'elle soit préservée de toute déviation, car elle est un élément vital de la vie chrétienne :"Mon juste vivra par la foi." (Hébreux 10:38)

    Il y a aujourd'hui tellement de choses nouvelles dans l'Église, au sujet desquelles on ne trouve aucune référence dans les Écritures, qu'il est urgent que nous nous levions pour préserver la pureté et l'intégrité de la foi évangélique, dont le seul fondement est la Parole de Dieu, l'Écriture inspirée, dont le Saint-Esprit est l'auteur. Cette Parole, dit l'apôtre Pierre, est permanente et éternelle. Elle demeure le critère unique et indispensable, qui nous permet d'examiner tout enseignement et pratique, selon Actes des Apôtres 17:11 :"…ils examinaient chaque jour les Écritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact."

    Il est vrai, que certaines personnes friandes d'excentricités et d'extravagances, à la recherche d'émotion et d'expériences sensorielles à tout prix, n'aiment pas qu'on leur mette ce passage sous les yeux. Cependant Jésus lui-même, a toujours accordé ses paroles et ses actes à ce qui était écrit. La vraie foi est celle qui a pour seul fondement les Saintes Écritures, Parole éternelle et permanente de Dieu.

    Nous ne devons pas confondre la foi avec "la croyance" des gens religieux qui sont prêts à mettre leur confiance dans toutes sortes de traditions, coutumes, superstitions, qu'ils ont héritées de leurs ancêtres. Il y a aussi des personnes crédules qui avalent tout ce qu'on dit, pourvu qu'on parle de Dieu, de surnaturel, de la Bible même, de miracles et de choses spirituelles sensationnelles, fabuleuses.

    "Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine ; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables." (2 Timothée 4:3)

    Il ne s'agit pas non plus de croire seulement en l'existence d'un seul Dieu :"Tu crois qu’il y a un seul Dieu, tu fais bien ; les démons le croient aussi, et ils tremblent." (Jacques 2:19)

    Qu'est-ce que la foi ?

    Elle trouve sa définition en Hébreux 11:1 : "La foi est une ferme assurance des choses qu'on espère, une démonstration de celles qu'on ne voit pas."

    Voici ce passage dans d'autres traductions de la Bible :

    "Et qu’est-ce que la foi ? C’est une ferme confiance dans la réalisation de ce qu’on espère, c’est une manière de le posséder déjà par avance. Croire, c’est être absolument certain de la réalité de ce qu’on ne voit pas." (Parole Vivante)

    "La foi est une façon de posséder ce qu’on espère, c’est un moyen d’être sûr des réalités qu’on ne voit pas." (Semeur)

    "La foi est une manière de posséder déjà ce que l’on espère, un moyen de connaître des réalités que l’on ne voit pas." (TOB)

    "Or la foi est l’assurance des choses qu’on espère, et la conviction de celles qu’on ne voit pas." (Darby)

    Nous voyons que la foi est une ferme conviction intérieure à l'exemple d'Abraham qui a eu la pleine conviction"...que ce que Dieu promet il peut aussi l’accomplir". (Romains 4:21)

    La foi prend naissance dans le cœur et elle se manifeste dans nos paroles et par nos actions :"Car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut." (Romains 10:10)

    La foi n'est pas le produit d'une construction intellectuelle et philosophique, fondée sur des discours persuasifs de la sagesse humaine (1 Corinthiens 2:4 ; Romains 4:18-23).

    Celui qui croit :

    1) est convaincu, persuadé, dans son cœur.

    "Après avoir entendu ce discours, ils eurent le cœur vivement touché, et ils dirent à Pierre et aux autres apôtres : Hommes frères, que ferons-nous ?" (Actes 2:37)

    2) le confesse par ses lèvres.

    "Et, comme nous avons le même esprit de foi qui est exprimé dans cette parole de l’Écriture : J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé ! Nous aussi nous croyons, et c’est pour cela que nous parlons." (2 Corinthiens 4:13)

    3) le démontre par ses actes.

    "C’est par la foi qu’Abraham, lors de sa vocation, obéit et partit pour un lieu qu’il devait recevoir en héritage, et qu’il partit sans savoir où il allait." (Hébreux 11:8)

    La foi ne peut donc se confondre avec une appréciation approximative se traduisant par une démarche hésitante :"Celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et poussé de côté et d’autre…c’est un homme irrésolu, inconstant dans toutes ses voies." (Jacques 1:6)

    La foi nous entraîne à faire ce que Dieu demande. Elle est l'expression d'une entière et ferme conviction, qui produit une action déterminée : l’obéissance de la foi, selon Paul (Romains 1:6). La foi fait ce que Dieu dit. Noé, Abraham, Moïse et tous les autres témoins, sont là pour le confirmer. Ils ont obtenu, à cause de leur détermination, un témoignage favorable de la part de Dieu (Hébreux 11:2-16). Cependant nous savons que beaucoup de gens entraînés dans des sectes, des religions mensongères, des croyances de toutes sortes, peuvent aussi être persuadés, profondément convaincus, d'être dans la vérité.

    Une foi vivante ne peut venir que d'une Parole Vivante. Croire ne se limite pas à l'acquisition d'un savoir, fut-il biblique. Croire, c'est avoir des certitudes absolues, une ferme conviction suivie d'une démonstration, de la pratique de ce que l'on croit. 

    La foi est merveilleusement décrite dans le chapitre 11 de l'épître aux Hébreux : "C'est par la foi qu'ils…". Ces hommes et ces femmes, ainsi que tous ceux qui les ont imités, croyaient du cœur et agissaient en conséquence.

    La foi vivante vient du cœur : "car c'est le cœur qui produit les sources de la vie !" (Proverbes 4:23). Puis elle s'exprime par des paroles et par des actes :

    "Car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut." (Romains 10:10)

    "Comme le corps sans âme est mort, de même la foi sans les œuvres est morte." (Jacques 2:26)

    Le cœur :

    Croire du cœur rend efficace La Parole de Dieu. Jésus compare le cœur qui reçoit sincèrement la Parole de Dieu, à une bonne terre dans laquelle la semence va produire son fruit. (Matthieu 13:23)

    La foi, est donc premièrement une affaire de cœur, et si notre intellect est le canal qu'empreinte la Parole pour entrer en nous, éveiller notre esprit, susciter notre réflexion, cette Parole est appelée à toucher notre cœur, saisir notre conscience. (Actes 2:37)

    La Parole de Dieu peut être comme une semence qui prend son temps ou comme une lumière éclatante qui jaillit et nous éclaire soudain, ou encore comme une épée qui pénètre notre âme et nous convainc. (Hébreux 4:12)

    Le cœur touché par la Parole de Dieu nous entraîne, c'est l'élément moteur qui génère nos actes et produit nos élans.

    La foi est donc plus une affaire de cœur que de raison. Était-ce bien raisonnable qu'Abraham, Moïse, Pierre, Matthieu et les autres se lèvent, quittent tout et suivent Jésus ?

    La bouche :

    "C'est en confessant de la bouche". La foi du cœur produit l'action, une action déterminée, appelée l'obéissance de la foi. Confesser, c'est déclarer. Pierre affirme : "Je crois que tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant !" Paul proclame : "Je vis dans la foi au Fils de Dieu qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi !" Ceux qui parlent par le Saint-Esprit disent : "Jésus est le Seigneur !"

    Les œuvres :

    Notre confession de foi est déterminante dans notre comportement. Ceux qui ont cru ont toujours agi en conséquence : "Ils quittèrent tout et le suivirent"  (Luc 5:11)

    • Abraham obéit et partit.

    • Noé construisit une arche. (Hébreux 11)

    • Un homme crut à la parole de Jésus concernant la guérison de son enfant et il s'en alla. (Jean 4:50)

    • L'aveugle de naissance guéri par Jésus déclare : "Il a fait de la boue qu'il a appliquée sur mes yeux, puis il m'a dit : Va te laver au réservoir de Siloé. J'y suis allé, je me suis lavé et j'ai retrouvé la vue." (Jean 9) 

    Agir sur la parole du Seigneur, est l'élément indispensable pour l'accomplissement de la Parole de Dieu, dans notre vie.

    Je pense au salut de notre âme et à l'obéissance de notre foi, l'engagement, la conversion proclamée, confessée, par le croyant dans le baptême, et je crois de ce fait à la recherche de la sanctification, du baptême dans le Saint-Esprit avec les dons spirituels qui en découlent, ainsi qu'à l'accomplissement de toutes les promesses de Dieu, parmi lesquelles la certitude et l'attente du retour du Seigneur.

    Si nous comprenons bien cette parole : "La foi vient de ce qu'on entend la Parole de Christ", on en déduit que la foi n'est pas le résultat de quelque opération magique ou même surnaturelle, mais que sa substance même est le produit des Saintes Écritures agissant dans notre cœur.

    Nous devons savoir d’où vient la foi de l'Évangile (foi en Dieu, en Christ et dans la Parole de Dieu), comment elle augmente en quantité et progresse en qualité, et quelles sont les possibilités qu'elle nous offre.

    Il y a différentes mesures de foi (Romains 12:3) :

    Jésus parle de certains qui ont une grande foi, d’autres peu de foi. Il y a des personnes qui sont faibles dans la foi, que nous devons accueillir (Romains 14:1). Mais il y a une seule foi qui sauve (Éphésiens 4:5) :

    • celle qui a été transmise au saints une fois pour toute (Jude 3)  

    • "la foi de l’Évangile " (Philippiens 1:27), c'est la foi que transmet la prédication de l'Évangile,

    • la foi en Dieu et en Jésus-Christ.

    La foi peut et doit grandir (2 Thessaloniciens 1:3) si elle est convenablement nourrie (1 Timothée 4:6).

    Elle doit être saine (Tite 1:13), équilibrée, fondée sur des certitudes acquises dans la Parole de Dieu.

    Elle doit devenir une foi de qualité (1 Thessaloniciens 3:10).

    La force de la foi, c’est sa fermeté, qui la rend persévérante (Colossiens 2:5 ; 1 Pierre 5:9).

    La foi n’est pas : de la croyance religieuse, de la crédulité, de la superstition, une confiance excessive mal placée, sans véritable fondement, un effort de persuasion mentale par la répétition de versets bibliques, même croire que Dieu existe n'est pas suffisant :"Tu crois qu'il y a un seul Dieu, tu fais bien ; les démons le croient aussi, et ils tremblent." (Jacques 2:19) 

    Elle n'est pas un concept de la pensée humaine, "un savoir" ou "un vouloir", dans notre intellect ou un sentiment isolé de son objet principal.

    La véritable foi est faite de certitude, elle se construit, s'édifie et grandit sur le roc solide des paroles de Christ. C'est une profonde conviction, une ferme assurance, qui naît et grandit en nous lorsque nous entendons et recevons la Parole de Dieu que nous faisons nôtre et que nous gardons dans notre cœur.

    La foi de l’Évangile

    L'expression se trouve dans la lettre de l'apôtre Paul aux disciples de la ville de Philippe :

    "Seulement, conduisez-vous d’une manière digne de l’Évangile de Christ, afin que, soit que je vienne vous voir, soit que je reste absent, j’entende dire de vous que vous demeurez fermes dans un même esprit, combattant d’une même âme pour la foi de l’Évangile." (Philippiens 1:27)

    Il s'agit de la foi dont il est écrit qu'elle est unique : "Il y a une seule foi" (Éphésiens 4:5), celle qui a été transmise aux saints une fois pour toutes. (Jude 1.3)

    Elle est ainsi nommée parce qu'elle est fondée sur la Parole de Christ : "Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la Parole de Christ." (Romains 10:17)

    L'Évangile, pour beaucoup, est l'ensemble des écrits de Matthieu, Marc, Luc et Jean. Cependant, il s'agit en réalité de toute la Parole de Christ qu'il a confiée à des hommes choisis pour amener à la foi en Lui des disciples qui recevront et pratiqueront tout ce qu'il a prescrit :

    "Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit." (Matthieu 28 :19)

    Le Nouveau Testament qui renferme les 4 évangiles, les Actes des apôtres et tous les autres écrits des apôtres, est  "La Parole de Christ". C'est au sujet de cette Parole que l'apôtre Pierre écrit :

    "La parole du Seigneur demeure éternellement. Et cette parole est celle qui vous a été annoncée par l'Évangile." (1 Pierre 1:25)

    C'est par la connaissance de cet Évangile que nous parvenons au salut, si nous le recevons avec foi et le gardons avec persévérance :

    "Je vous rappelle, frères, l'Évangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu, dans lequel vous avez persévéré, et par lequel vous êtes sauvés, si vous le retenez tel que je vous l'ai annoncé ; autrement, vous auriez cru en vain." (1 Corinthiens 15:1-2)

    C'est également cette même Parole qui nous enseigne ce que nous devons croire et comment nous devons vivre pour être agréable au Seigneur et demeurer uni à Lui. 

    La foi de l'Évangile consiste donc à demeurer dans la Parole du Seigneur Jésus-Christ, selon ce qu'il dit lui-même :

    "Et il dit aux Juifs qui avaient cru en lui : Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira." (Jean 8:31)

    Il ajoute : "Celui qui est de Dieu, écoute les paroles de Dieu ; vous n’écoutez pas, parce que vous n’êtes pas de Dieu." (Jean 8:47)

    Certains de ceux qui croient en Jésus ont du mal à accepter tout son enseignement, comme les disciples cités par Jean :"Dès ce moment, plusieurs de ses disciples se retirèrent, et ils n’allaient plus avec lui." (Jean 6:66)

    Aussi mystérieux que cela parait, Dieu dispose le cœur de ceux qui croient réellement en Jésus :

    "Et il ajouta : C’est pourquoi je vous ai dit que nul ne peut venir à moi, si cela ne lui a été donné par le Père." (Jean 6:65)

    Ceux-là disent comme Simon Pierre :

    "Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Et nous avons cru et nous avons connu que tu es le Christ, le Saint de Dieu." (Jean 6:68)

    La foi déformée

    Depuis le début de l'histoire de l'Église de Christ, des hommes se sont détournés du véritable Évangile pour le remplacer par leurs doctrines et les traditions religieuses.

    Qu'en est-il aujourd'hui ?

    Déjà au temps de l'apôtre Paul, plusieurs systèmes s'affrontaient dans le domaine de la pensée, dont deux très opposés : la philosophie dont Athènes était l'un des principaux centres, et le judaïsme dont la capitale était Jérusalem.

    Ces deux systèmes s'opposaient et s'opposent toujours, le premier fondé sur la raison, la connaissance et la sagesse humaine, selon son nom "Philosophie" (= amour de la science ou de la connaissance), et le second établi sur la révélation du divin, la Thora donnée à Moïse par l'Éternel.

    L'apôtre Paul mettait déjà en garde les disciples de Christ sur le danger de ces discussions sans fin de la sagesse humaine :

    "Veillez à ce que personne ne vous dépouille de votre foi et ne fasse de vous ses prisonniers par une « philosophie » trompeuse et décevante. De tels enseignements s’inspirent de traditions de ce monde, toutes humaines et élémentaires, et qui n’ont rien à voir avec le Christ." (Colossiens 2:8)

    Il écrivait à Timothée :

    "O Timothée, garde le dépôt, en évitant les discours vains et profanes, et les disputes de la fausse science dont font profession quelques-uns, qui se sont ainsi détournés de la foi."

    La foi authentique, celle qui repose sur la Parole de Christ, ses instructions, son enseignement, est de plus en plus l'objet d'attaques, non seulement des incrédules du monde, mais hélas aussi par des théologiens dont la Bible n'est pas la référence, ainsi que par des gens gênés par l'autorité de la Parole de Dieu qui contredit leurs conceptions personnelles de la vie chrétienne et du ministère.

    Les fausses doctrines, la fausse science, une certaine philosophie, les traditions religieuses et coutumes humaines, sont autant de moyens qui sont utilisés pour détruire la foi de l'Évangile, encore appelée "la doctrine de Christ", "la saine doctrine" :

    "Si quelqu’un enseigne de fausses doctrines, et ne s’attache pas aux saines paroles de notre Seigneur Jésus-Christ et à la doctrine qui est selon la piété, il est enflé d’orgueil, il ne sait rien, et il a la maladie des questions oiseuses et des disputes de mots, d’où naissent l’envie, les querelles, les calomnies, les mauvais soupçons, les vaines discussions d’hommes corrompus d’entendement, privés de la vérité, et croyant que la piété est une source de gain." (1 Timothée 6:3)

    "Quiconque va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine de Christ n’a point Dieu ; celui qui demeure dans cette doctrine a le Père et le Fils." (2 Jean 1:9)

    Si la Bible n'est plus considérée comme la Parole inspirée de Dieu, ni comme le guide de ceux qui croient, alors sur quel fondement la foi en Christ et en Dieu reposera-t-elle ?

    - Sur le sable mouvant des raisonnements, de la philosophie et des principes du monde, sur les révélations fantaisistes et extravagantes de personnes enflées d'orgueil qui s'autoproclament apôtres, docteurs, prophètes, etc.

    A partir de là, ils en viennent à établir des principes et des règles issues de leurs propres raisonnements inspirés des principes philosophiques et humanistes, avec de nombreuses dérives au sujet des ministères et de la pratique de la foi.

    On comprend que ces gens soient gênés par des passages bibliques comme celui-ci, lorsque l'apôtre Paul défend son ministère :

    "Christ m’a envoyé, pour annoncer l’Évangile, et cela sans la sagesse du langage, afin que la croix de Christ ne soit pas rendue vaine.
    Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent ; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une puissance de Dieu.
    Aussi est-il écrit : Je détruirai la sagesse des sages, Et j’anéantirai l’intelligence des intelligents.
    Où est le sage ? où est le scribe ? où est le disputeur de ce siècle ? Dieu n’a-t-il pas convaincu de folie la sagesse du monde ?
    Car puisque le monde, avec sa sagesse, n’a point connu Dieu dans la sagesse de Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par la folie de la prédication.
    Les Juifs demandent des miracles et les Grecs cherchent la sagesse : nous, nous prêchons Christ crucifié ; scandale pour les Juifs et folie pour les païens, mais puissance de Dieu et sagesse de Dieu pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs.
    Car la folie de Dieu est plus sage que les hommes, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les hommes.
    " (1 Corinthiens 1:17)

    Devant le danger de déformer les saines paroles du Seigneur Jésus-Christ, l'apôtre Paul écrivait de nombreuses mises en garde :

    "Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine ; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs." (2 Timothée 4:3) 

    "En effet, il est nécessaire qu’un dirigeant d’Église ... soit fidèle, attaché à la vraie parole telle qu’elle a été enseignée, afin d’être capable d’exhorter selon la saine doctrine et de réfuter les contradicteurs. Il y a, en effet, surtout parmi les circoncis, beaucoup de gens rebelles, de vains discoureurs et de séducteurs, auxquels il faut fermer la bouche. Ils bouleversent des familles entières, enseignant pour un gain honteux ce qu’on ne doit pas enseigner." (Tite 1:7)

    "Pour toi, dis les choses qui sont conformes à la saine doctrine." (Tite 2:1)

    La foi restaurée ou reconstruite

    L'Ancien Testament relate plusieurs restaurations et reconstructions concernant le temple et les murs de Jérusalem. Il est aussi question de restaurer la relation d'Israël avec Dieu.

    Ces restaurations sont toujours le résultat d'un appel de Dieu et d'une prise de conscience du peuple et de ses dirigeants : ce qu'on appelle "des réveils".

    En lisant les récits de ces événements, on observe qu'il s'agit aussi de revenir à un état précédent ou de rétablir des choses abandonnées :

    "Les tiens rebâtiront sur d’anciennes ruines, Tu relèveras des fondements antiques ; On t’appellera réparateur des brèches, Celui qui restaure les chemins, qui rend le pays habitable." (Esaïe 58:12)

    Au temps du prophète Jérémie, Israël s'était détourné de Dieu pour suivre ses propres voies. Alors le Seigneur envoya son prophète avec des paroles sévères et un appel au retour :

    "Ainsi parle l’Éternel : Placez-vous sur les chemins, regardez, Et demandez quels sont les anciens sentiers, Quelle est la bonne voie ; marchez-y, Et vous trouverez le repos de vos âmes ! Mais ils répondent : Nous n’y marcherons pas." (Jérémie 6:16)

    Ce principe divin est toujours valable : reconstruire la foi sur le fondement posé par Dieu une fois pour toutes.

    "C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : Voici, j’ai mis pour fondement en Sion une pierre, Une pierre éprouvée, une pierre angulaire de prix, solidement posée ; Celui qui la prendra pour appui n’aura point hâte de fuir." (Esaïe 28:16)

    L'apôtre Paul a écrit à ceux qui ont cru en Christ, qui sont devenus enfants de Dieu :

    "Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire. En lui tout l’édifice, bien coordonné, s’élève pour être un temple saint dans le Seigneur. En lui vous êtes aussi édifiés pour être une habitation de Dieu en Esprit." (Éphésiens 2:20)

    C'est un fondement unique et permanent, éternel :

    "Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ." (1 Corinthiens 3:11)

    La foi de l'Évangile n'a pas d'autre fondement que Jésus-Christ et sa Parole :

    "C’est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés contre cette maison : elle n’est point tombée, parce qu’elle était fondée sur le roc." (Matthieu 7:25)

    Le texte biblique est fondamental pour la vraie foi selon l'Évangile. Mais souvent notre intellect trébuche dans la compréhension des Écritures. Alors nous devons nous souvenir de cette parole de l'Évangile de Luc concernant la façon dont Jésus enseignait ses disciples :

    "Alors il leur ouvrit l’esprit, afin qu’ils comprissent les Écritures." (Luc 24:45)

    Lorsque nous butons sur l'incompréhension de certains passages de la Bible, notre propre sagesse ne nous donnera pas la solution. Il est nécessaire de faire une pause et de demander à Dieu de nous le révéler, en attendant sa lumière avec patience.

    Face aux débordements de plus en plus nombreux des interprétations particulières de la Parole de Dieu, il est bon de s'en tenir à ce qui est écrit, sans aller au-delà. (1 Corinthiens 4:6)

    La foi est personnelle

    Jésus a dit à plusieurs reprises à des personnes bénéficiant de sa grâce : "Ta foi t'a sauvé !"

    Et puis "la foi de l'Évangile", ce n'est pas croire en quelque chose mais "en quelqu'un". Jésus a dit : "Croyez en Dieu et croyez en moi." (Jean 14:1)

    Abraham crut à Dieu, en sa personne et en sa parole.

    La foi ne peut rien par elle-même, son efficacité dépend de celui en qui elle est placée. C'est Dieu notre Père céleste qui l'exauce, et le Seigneur Jésus-Christ qui la rend efficace. (Hébreux 12:2)
     

    Ceux qui croient de la vraie foi, placent leur confiance en Dieu et agissent au Nom du Seigneur Jésus.

    La foi vraie et efficace ne peut avoir de fondements en nous-mêmes, notre justice, notre sagesse, notre force, elle ne peut être placée dans un être humain (hommes ou femmes que Dieu utilise) ou des créatures célestes, ou autres.

    La foi ne peut s’appuyer sur elle-même. Certains placent leur confiance dans leur foi. Alors ils l’analysent sur toutes les coutures, essayant de se rassurer et bien sûr, ils sont tantôt pleins d’enthousiasme, tantôt découragés, en fonction de leur état d’âme. Les sentiments humains sont comme des sables mouvants, ils n’ont aucune consistance en eux-mêmes, ils dépendent des circonstances.

    La foi pour le salut de notre âme, pour la résurrection de notre corps, pour la guérison de nos maladies, pour le baptême du Saint-Esprit et les dons spirituels, pour notre sanctification, pour le retour du Seigneur Jésus-Christ, pour l'accomplissement de toutes les promesses de Dieu, est placée EN JÉSUS-CHRIST :

    "Car, pour ce qui concerne toutes les promesses de Dieu, c’est en lui qu’est le oui ; c’est pourquoi encore l’amen par lui est prononcé par nous à la gloire de Dieu." (2 Corinthiens 1:20)

    Notre foi est-elle vraie ?

    Comment savoir si ce que nous croyons est la foi vraie ?

    "La foi vient de ce qu'on entend de la parole de Christ." (Romains 10:17)

    C'est cette Parole divine qui produit LA FOI.

    La vraie foi, celle de l'Évangile, est fondée sur les Écritures, Parole inspirée de Dieu (2 Timothée 3:16).

    Le témoignage d'expériences vécues peut conforter et encourager notre foi, mais il ne peut en aucun cas la déterminer.

    Notre foi doit premièrement reposer sur le Seigneur Jésus-Christ, il est la pierre de fondation, choisie par Dieu, précieuse et unique, sur laquelle l'Église est fondée, et c'est sur Lui que nous construisons notre propre vie :

    "Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés." (Actes 4: 11-12)

    Les dons spirituels édifient et encouragent, mais ils doivent être confrontés à l'enseignement des Écritures. Notre assurance peut être encouragée par la manifestation de l'Esprit, ou d'autres interventions divines : visions, songes, anges, miracles, guérisons, exaucements de la prière, etc. Mais seules les Écritures sont la garantie que notre foi et ce qu'elle nous amène à pratiquer, est conforme à ce que Dieu dit. C'est la garantie "d’une foi saine, vraie et équilibrée". 

    Paul dit que même une révélation apportée par un ange du ciel doit être confrontée aux Écritures car elle peut être contraire à l'Évangile, alors nous ne devons lui accorder aucun crédit, mais la rejeter (Galates 1:8-9).

    La foi qui sauve ne peut avoir d'autre fondement que la Parole de Dieu (Actes 17:11). La vraie foi, saine, solide et ferme trouve son fondement en Dieu, en Jésus-Christ et dans la Parole de Dieu.

    L'Écriture inspirée de Dieu, Sa Parole écrite, la Bible, est le fondement incontestable d'une foi vraie, saine, juste et équilibrée, qui vient de la Parole de Dieu annoncée sans détours et reçue sans restriction.

    Source : Pasteur L. Guyot





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