• Notre Père qui es aux cieux

    Jésus parlait araméen et priait en hébreu

     

    Le « Notre Père » en hébreu :

    Transcription phonétique du « Notre Père » en hébreu :

    (kh correspond au ch allemand dans acht ou à la « jota » espagnole e est é ou è)

    Avinou shebashamayim yitkadesh shimkha,
    tavo malkhoutekha, yease retsonkha
    kebashamayim ken ba’aretz.
    Et lekhem khoukenou ten lanou hayom,
    uslakh lanou al khataeinou,
    kefi shesolkhim gam anakhnu lakhot’im lanu.
    Veal tevienou liydei nisaïon
    ki im khaltzenou min hara.
    Ki lekha hamamlakha hagvoura vehatif’eret
    leolmei olamim. Amen.

     

    Le « Notre Père » en araméen (estrangelo ou syriaque moderne) :

    Transcription phonétique du « Notre Père » en araméen :

     

    Jésus parlait araméen

    Jésus parlait principalement en araméen. Les villes de Nazareth et de Capharnaüm où il a vécu étaient de langue araméenne bien que le grec ait été largement utilisé dans les grandes villes de l’Est méditerranéen comme Antioche et Alexandrie. Jésus avait aussi certainement un niveau d’hébreu suffisant pour discuter de la Bible hébraïque et il avait sans doute des notions de grec.

    L’araméen est resté la langue commune de la Terre Sainte au 1er siècle après JC en dépit des invasions macédonienne-grecque (331 avant JC) et romaine (63 avant JC). En effet, malgré l’importance croissante de la langue grecque, l’utilisation de l’araméen était également en expansion, et il finit par être majoritaire parmi les Juifs en Palestine et ailleurs dans le Moyen-Orient autour de 200 après JC, et jusqu’à la conquête arabe au 7ème siècle.

    Jésus et ses disciples parlaient un dialecte araméen galiléen nettement distinct de celui de Jérusalem. Le message du christianisme s’est répandu (surtout parmi les Juifs de langue araméenne) à travers la Judée, la Syrie et la Mésopotamie, et même à Kerala en Inde, en araméen (ou syriaque ; Aram étant le mot hébreu pour la Syrie). L’Evangile a été d’abord transmis oralement en araméen avant d’être écrit en grec, la langue internationale de l’époque.

    La langue araméenne

    Le terme « araméen » dérive de « Aram » le cinquième fils de Shem, premier né de Noé. L’araméen était le langage des peuples sémites vivant dans l’ancien Proche-Orient. C’était le langage des Assyriens, Chaldéens, Hébreux et Syriens. Aram et Israël avaient un ancêtre commun et les patriarches hébreux parlaient en araméen.

    La langue araméenne est devenue le langage commun (lingua-franca) de tous les clans sémites. Au 8ème siècle avant JC, c’était la langue principale depuis l’Egypte jusqu’en Asie mineure et jusqu’au Pakistan. Il a été utilisé par les grands empires sémites Assyriens et Babyloniens.

    Les exilés du nord (Royaume d’Israël) en 722 avant JC et ceux du sud (Royaume de Judée) après 587 avant JC ont dû apprendre la langue et l’écriture araméenne qui, de toute façon, devenait la langue commune des échanges au Moyen-Orient. En rentrant de l’exil babylonien, les exilés l’ont aussi importée avec eux en Judée. Depuis ce temps, la langue araméenne est devenue la langue habituelle des Juifs ainsi que sa graphie plus ou moins archaïque, alors que l’hébreu restait la langue des Livres saints et de la liturgie.

    L’alphabet arabe provient de l’alphabet araméen dans sa variante nabatéenne ou syriaque.

    L’araméen et le syriaque

    Les premières attestations écrites de l’araméen datent du début du premier millénaire avant l’ère chrétienne. Dès le VIIe siècle avant notre ère l’araméen devient la langue administrative de l’empire néo-assyrien puis des empires néo-babylonien et perse, et la langue véhiculaire de tout le Proche et Moyen Orient. Dès l’antiquité on distingue une branche orientale (Mésopotamie) et une branche occidentale (Canaan, Liban, Ouest de la Syrie). De nombreux dialectes sont attestés par des inscriptions lapidaires ou des textes (fragments araméens de la Bible, targum palestinien, targum babylonien, manuscrits de Quram, Talmud…).

    Au début de l’ère chrétienne, le syriaque, qui passe pour être le dialecte araméen d’Edesse (aujourd’hui Urfa en Turquie), devient la langue classique des chrétiens orientaux. La littérature syriaque reste active jusqu’au XIIIe siècle ; par la suite, le syriaque est de plus en plus cantonné à des usages religieux.


    En grec, dans l’Evangile de Saint-Matthieu, le texte du "Notre Père" se présente en 12 formules (ou récitatifs) distribuées en 2 strophes de 6 formules chacune, [en hébreu : 36 mots (4 fois 9 mots)] :

    En voici un décalque français (un décalque n'est pas une traduction ; le décalque respecte l'ordre et le nombre des mots du texte original sans se soucier de la syntaxe) :

    1  Père à nous qui [es] aux cieux
    2  Sanctifié [soit] le Nom de Toi
    3 
    Vienne le règne de Toi
    4  Accompli [soit] le vouloir de Toi

    comme au ciel
    6  ainsi sur terre.
    7  Le pain de nous sur-essentiel
    8  donne-nous aujourd’hui
    9  Remets les dettes de nous
    10  comme nous avons remis aux débiteurs de nous
    11 
    et nous laisse pas entrer dans la tentation
    12  mais délivre nous du malin.

    Car c’est à Toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire
    aux siècles des siècles. Amen.

     

     

    « NOTRE PÈRE, UNE PRIÈRE JUIVE » - Jean-Marc THOBOIS - Editions EMETH
    Après la lecture de "Notre Père, une prière juive", vous ne pourrez plus entendre et prononcer vous-même cette prière comme vous le faisiez jusqu'à présent.
    https://www.clcfrance.com/notre-pere_ref_EMEN020.html

     


  • 12h15

    Le prêtre d'une église voyait régulièrement un clochard qui entrait dans l'église toujours à midi et quart. Cet homme entrait et se tenait au fond de l'église, attendait quelques instants, puis il repartait. Le prêtre, un peu surpris de son manège quotidien, a fini par l'interpeller et lui a demandé : "Mais qu'est-ce que tu viens faire là tous les jours ? "

     

     

    Et le clochard lui a répondu : "Vous savez moi, je ne connais pas grand chose des choses de Dieu. Mais j'aime Jésus, et je sais qu'ici c'est sa maison. Comme je passe ici tous les jours, j'entre, je me tiens là quelques instants, et je lui dis : Jésus, c'est moi, Jean-Pierre. J'attends un peu, et quand le Seigneur m'a remarqué, je m'en vais".

    Le prêtre l'a encouragé à continuer. Mais un jour, ne le voyant plus, il s'est demandé ce qu'était devenu ce mendiant et s'est enquis de lui. Ceux qui le connaissaient un peu lui ont dit : "Il est malade, il est à l'hôpital".

    Alors le prêtre est allé le voir à l'hôpital, et lui a dit : "Tu es malade ? Ne t'ennuies-tu pas de ne pas avoir de visites ?". Le mendiant lui répondit : "Non, parce que tous les jours, à midi et quart exactement, je sens que Jésus vient à côté de mon lit et me dit : "Jean-Pierre, c'est moi, Jésus" ...






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